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vendredi 3 juillet 2020

L’église catholique d’Allemagne dans l’appareil de guerre


1939-1945: L’église catholique d’Allemagne fait partie des soutiens de guerre


Dans un nouveau rapport à l’occasion du 75ème anniversaire de la fin de la Seconde Guerre Mondiale, la conférence allemande des évêques catholiques a fini par admettre la complicité de l’Eglise dans les actions du régime nazi au cours de la Seconde Guerre Mondiale. Il nous suffit juste de citer quelques lignes de son texte pour comprendre ce que les évêques actuels disent que leurs prédécesseurs de la période de la guerre : “L’Eglise catholique en Allemagne faisait partie de l’appareil de guerre. La volonté chaotique de mobiliser les ressources matérielles, personnelles et spirituelles de l’Eglise dans l’effort de guerre est demeurée intacte jusqu’à la fin ».

Aussi : “Autant en septembre 1939 que par la suite, il n’y a pas eu de protestation publique de la part des évêques allemands contre la guerre d’extermination nationale socialiste” et “contre les crimes incroyables, à la fois contre les étrangers discriminés en raison de la race supposée, aussi bien que d’autres persécutés, en particulier les Juifs, rarement une voix s’est élevée au sein de l’Eglise allemande“. Il y a eu de nombreuses autres façons dont l’Eglise a assisté les Nazis. Le rapport les décrit également.


On doit aussi ajouter que l’Eglise Catholique Allemande percevait les procès d’après-guerre contre les criminels de guerre Nazis comme des actes de vengeance. Ces criminels extrémistes étaient, à leurs yeux, des victimes persécutées par la Justice. Le clergé catholique, y compris celui du Vatican, ont fait partie de ceux qui ont aidé de milliers de Nazis à s’échapper vers l’Amérique Latine via “La Route des Rats“.

L’actuel Président de la Conférence des évêques allemands, le Révérend Georg Bätzing, a précisé que ces actes de reconnaissance dans le rapport, ne sont pas faciles à admettre pour les évêques : “Nous savons que présider par-dessus l’épaule de nos prédécesseurs en tant que juges et parties ne nous convient pas. Aucune génération n’est libre des jugements et préjugés qui sont façonnés par son époque… mais ceux qui arriveront plus tard doivent pouvoir se confronter à l’histoire dans le but d’en tirer des leçons“. Dans son introduction au rapport, Bätzing dévoile ce qui pourrait constituer des - nouvelles choquantes – que de graves questions quant au comportement des évêques allemands au cours de la Seconde Guerre Mondiale, ne sont soulevées que depuis très récemment.

Pourquoi les évêques ont-ils attendu 75 ans avant de formuler ces aveux? Nous sommes à présent les générations des évêques d’après. Qu’est-ce qui a rendu si difficile aux évêques de la période de la guerre d’admettre leurs compromissions? Dans le catholicisme, la confession faite par l’individu de ses péchés joue un rôle central.

Même dans les relations avec un autre organisme religieux allemand, les évêques catholiques ont mis une très longue période avant d’avouer.

Le rapport nous permet d’obtenir un meilleur point de vue sur un incident scandaleux qui est survenu en mars 2007. 27 évêques catholiques allemands ont fait un pèlerinage en Israël. C’était censé représenter un symbole de réconciliation entre Juifs et Catholiques. Cependant, certains évêques l’ont transformée en visite des plus scandaleuses.


Gregor Maria Hanke, évêque d’Eichstätt, a procédé à une remarque d’inversion caractérisée de la Shoah, suggérant que les Israéliens agissent comme les Nazis. Il avait alors proféré : “Ce matin, nous avons vu les photos du ghetto inhumain de Varsovie et, dans la soirée, nous avons voyagé vers le ghetto de Ramallah”. Plus tard, il a feint de dire qu’il n’avait aucune intention de faire une telle comparaison.

L’évêque Walter Mixa d’Augsbourg a décrit la situation à Ramallah comme “une sorte de ghetto” et dit que cela en était “presque raciste”. Mixa a démissionné de sa position au sien de son église en 2010, au beau milieu d’un vacarme d’accusations de divers viols et abus sexuels. Il a, un peu plus tard, été lavé de certains de ces soupçons.

Un autre de ces délégués était le Cardinal Joachim Meisner, l’archevêque de Cologne, décédé depuis, qui a comparé la barrière en Judée-Samarie a Mur de Berlin. En d’autres occasions, il a banalisé la Shoah. D’autres remarques cinglantes publiées comme ayant été proférées par ces évêques n’ont pu être vérifiées;

Le nouveau rapport met un peu plus en exergue l’affaire de la délégation épiscopale de 2007. Ces membres auraient mieux fait de présenter leurs excuses plutôt que de critiquer Israël. La criminalité catholique contre les Juifs remonte à plus de 1.000 ans avant sa collaboration avec Hitler. Il y a eu des siècles de persécution, de haine, d’incitation et parfois aussi de meurtres. L’incitation chrétienne inlassable contre les Juifs a fournit une partie de l’infrastructure de l’action des Nazis contre eux.

Dans le même temps, un autre scandale potentiel d’un ampleur encore inconnue est entrain d’infuser. Le Pape François a récemment décidé d’ouvrir aux chercheurs toutes les archives du Vatican de la période de la Papauté de Pie XII. Une semaine après cette survenue, en mars, elles ont à nouveau été fermées, à cause de la crise du Coronavirus. L’un des chercheurs, le catholique allemand Herbert Wolf, a déclaré qu’il n’avait aucun doute que le Pape savait tout à propos de la Shoah.


On se demande jusqu’à quel point la sécularisation massive en Europe d’après-guerre n’a pas en partie été provoquée par les manquements des églises au cours de la Seconde Guerre Mondiale. Depuis lors, l’Eglise Catholique s’est prise une spectaculaire paire de gifles aux yeux du public, en cachant des abus sexuels massifs commis par les membres de son clergé. Une étude commanditée par la Conférence des évêques catholiques allemands, a découvert que 1670 prêtres étaient impliqués dans les abus sexuels pédophiles den Allemagne, entre 1946 et 2014. Qui, dès lors, peut savoir ce que révèleront les énormes archives de la période de la guerre au Vatican?

Par Manfred Gerstenfeld 


mardi 29 janvier 2019

Hitler le panthéiste


Richard Weikart
Recension par John Woodmorappe - Traduction, Fabrice Bect


L'auteur fournit une analyse rigoureuse de la compréhension qu'avait Hitler de "Dieu." Il examine également tous les arguments pour et contre les différentes idées sur les croyances religieuses de Hitler ou sur leur absence. Weikart met en garde, à juste titre, contre les déclarations isolées d’Hitler afin de tirer des conclusions sur ses convictions. Au lieu de cela, il faut regarder les thèmes principaux des déclarations d’Hitler et accorder plus de poids à ses propos privés qu'à ses commentaires publics.

Le Hitler public et le Hitler privé 

Ce que les politiciens disent, et ce qu'ils pensent réellement, sont souvent deux choses très différentes. Il n'est pas surprenant que Hitler, ayant à faire à une nation allemande encore largement chrétienne - ne serait-ce que culturellement - se soit également qualifié de chrétien. Pour la même raison, Hitler a périodiquement invoqué des thèmes chrétiens et s'est généralement abstenu de faire des déclarations sévères sur le christianisme. En outre, certains nazis, y compris Hitler, ont conservé leur appartenance à une église même s’ils n’y croyaient pas.

«L'auteur fournit une analyse rigoureuse de la compréhension qu'avait Hitler de "Dieu".
En privé, Hitler a souvent exprimé son hostilité envers le christianisme et l'église. Cependant, Weikart met en garde sur le fait qu'Hitler a souvent dit aux gens, de son entourage, ce qu'ils voulaient entendre. 

Hitler a déclaré à Christa Schroeder, sa secrétaire personnelle, que l'église était une institution obsolète et étouffante. Hitler a également déclaré à deux de ses proches et associés, Otto Strasser et Walter Schellenberg, qu'il ne croyait pas en Dieu. Il est difficile de comprendre pourquoi Hitler penserait que ces responsables "voulaient entendre" qu'il était quelqu'un qui rejetait l'église et un athée. En tout état de cause, l'exact opposé était le cas. Notez qu'Otto Strasser a rompu avec Hitler, déjà en 1930, parce que Strasser croyait que sans le christianisme, l'Europe était perdue et que Hitler était athée). Maintenant, si Hitler disait toujours à ses proches collaborateurs "ce qu'ils voulaient entendre," il aurait dit à Strasser qu'il était un chrétien dévot, et certainement pas qu'il était athée!

"Dieu" peut signifier beaucoup de choses différentes

De nos jours, en Occident, la plupart des gens sont bibliquement illettrés et ont différentes conceptions de "Dieu". Un athée peut même dire: "Je crois en Dieu, car Dieu est la plus grande invention de l'humanité." Cependant, cela n'a rien de nouveau. Même au 19e - et 20e siècle en Europe, il existait de nombreuses notions différentes de "Dieu", dont beaucoup étaient en contradiction avec les enseignements bibliques à Son sujet. Il y avait de nombreuses raisons pour cela. D'une part, en raison de la force résiduelle du théisme, ceux qui ont rejeté Dieu préféraient généralement le redéfinir plutôt que le désavouer ouvertement. 

Deuxièmement, le développement de la haute critique et du modernisme, tous deux lancés en Allemagne, a rendu assez facile la dé-littéralisation de Dieu et des éléments chrétiens. Par exemple, la "seconde venue du Christ" anticipée a été reformulée en tant que dévotion personnelle à Christ au moment de la mort. Cette dé-littéralisation et flexibilité forcée de Dieu et des éléments chrétiens ont, à leur tour, facilité la cooptation de ceux-ci, sous de nouveaux sens résolument non conventionnels, aux fins de ce qui est finalement devenu l'idéologie nazie.

Hormis les tentatives délibérées d'induire le peuple allemand en erreur, il est assez banal qu'Hitler ait parfois sombré par inadvertance dans la terminologie chrétienne, qu'il ait mélangé des mèmes chrétiens et nazis et qu'il ait parfois même semblé adhérer à des croyances chrétiennes. Après tout, Hitler avait eu une éducation catholique. Pour toutes les raisons qui précèdent, il n’est pas surprenant que les déclarations de Hitler à propos de Dieu semblent contradictoires. Sa réutilisation idiosyncratique de la terminologie théiste et chrétienne à ses propres fins est encore moins surprenante. Examinons certaines d'entre elles.

Qui (ou qu') était "Dieu" pour Hitler?

Hitler a fréquemment utilisé les mots "providence" et "tout-puissant", mais il faisait en réalité référence au destin. Telle était la conclusion des autres nazis Alfred Rosenberg et Hans Frank, pendus à Nuremberg. (Je me souviens que, lorsque j'ai lu Mein Kampf pour la première fois à l'adolescence, il y a quelques décennies, les fréquentes allusions de Hitler au destin m'avaient frappé.) 

Parfois, cependant, Hitler donnait l'impression qu'il croyait que l'histoire avait été prédéterminée. Cependant, cela n'implique pas le théisme, du moins pas nécessairement. En fait, il n’est pas rare que des personnes, surtout dans une situation désespérée, imaginent un résultat quelconque prédéterminé, impliquant Dieu ou pas, là où il n’y en a pas. Un exemple évident, concerne la réaction de Hitler à l'annonce de la mort du président américain Franklin D. Roosevelt en avril 1945. Hitler s'est leurré en concluant que "Dieu" était intervenu pour le compte de l'Allemagne nazie à la dernière minute, causant l'effondrement imminent de l'effort de guerre des Alliés, permettant ainsi à l'Allemagne de s'arracher la victoire à l'ennemi.

La plupart du temps, quand Hitler priait, il le faisait dans le sens où celui qui prie serait inspiré pour résoudre ses propres problèmes. (De nos jours, cela est souvent verbalisé comme "Aide-toi et le ciel t'aidera".) À d'autres moments, cependant, il semblait superficiellement qu'Hitler priait vraiment, un dieu personnel, pour la délivrance. 
Cependant, il n’est pas rare que même les athées fassent des prières à Dieu dans des situations difficiles, d'où le dicton "il n'y a pas d’athées dans les tranchées".
Incroyablement, certains commentateurs ont non seulement prétendu que Hitler était théiste, mais également qu'il était créationniste - tout cela parce qu'il faisait parfois référence à un créateur de l'univers. Une analyse minutieuse de l'utilisation de ce terme par Hitler élimine cette allégation idiote. 
Dans son infâme Mein Kampf, Hitler utilise "créateur" en référence à la nature. Cela est également conforme à sa déification de la nature dans de nombreux autres contextes. Ainsi, quand Hitler a dit que l'homme a été créé "à l'image du créateur", il voulait dire que l'homme a été créé à l'image de la nature déifiée.

Hitler n'était pas chrétien

Hitler disait parfois que Jésus était "son seigneur et son sauveur" et qu'il "se battait pour l'œuvre du seigneur." Dans le contexte, il est évident qu’Hitler faisait référence à la nature déifiée. Dans la pensée tordue d’Hitler, Jésus était le sauveur dans le sens où Il était venu pour sauver le monde des Juifs. Hitler pensait que Jésus-Christ avait tenu tête aux Juifs, à leur avarice et à leur matérialisme et, pour cette raison, les Juifs l'ont fait mettre à mort.

Hitler rejetait complètement le miraculeux. En outre, Hitler rejetait toutes les doctrines chrétiennes, y compris la résurrection de Jésus-Christ, et ne croyait pas une vie après la mort (sauf dans le sens redéfini de la persistance du Volk), même quelques semaines avant son suicide.
Le modèle de la pensée d'Hitler est indéniable. La plupart des historiens s'accordent pour dire qu'Hitler n'était pas chrétien au vrai sens du terme".

Hitler le panthéiste / Hitler l'athée

Les utilisations fréquentes par Hitler du terme "dieu" signifient qu'Hitler ne peut pas être considéré comme athée. Alors, quel terme décrit le mieux les croyances d'Hitler? Le terme qui définit le mieux Hitler est celui de panthéiste - une conclusion à laquelle sont parvenus également auparavant d'autres chercheurs.

Examinons cela de plus près. Le panthéiste croit que "tout est dieu." Maintenant, si tout est dieu, cela signifie que rien en particulier n'est dieu. Cela signifie aussi certainement qu’aucun Être Suprême personnel et transcendant n’existe. C'est ce qui définit l'athéisme. 

Les définitions modernes de l'athéisme ne font que renforcer ce point. Dans le passé, l'athéisme était généralement compris comme une décision consciente et délibérée de ne pas croire l'existence de Dieu. De nos jours, cependant, une simple absence de croyance en Dieu suffit pour faire de quelqu'un un athée (selon une définition intéressée qui supprime leur fardeau de la preuve). Sur cette base, il est dit que chaque enfant est né athée, et le reste jusqu'à ce qu'il ou elle soit endoctriné dans la croyance en Dieu. (En fait, les recherches montrent que la position par défaut des enfants est de considérer le monde comme le produit d'un dessein, et qu'un endoctrinement est nécessaire pour rejeter cela. Puisqu'Hitler ne croyait pas en un être suprême transcendant, personnel, il était, selon la nouvelle définition, un athée.

Hitler, l'occultisme et le néo-paganisme

Tout d’abord, il n'y a pas de contradiction entre être athée et être impliqué dans l'occultisme ou dans le néopaganisme. En fait, être athée ne signifie pas qu'on ne croit en rien. Cela signifie que l'on peut croire en n'importe quoi (sauf Dieu, bien sûr).

Les premiers mouvements racistes proto-nazis en Allemagne se croisaient avec le mysticisme et l'occultisme, mais n'étaient pas centrés sur eux. La même chose peut être dite d'Hitler. Il avait des livres sur l'occultisme dans sa bibliothèque, et au moins une fois a pratiqué la radiesthésie, mais il n'y a aucune preuve systématique qu'Hitler ait été profondément impliqué dans l'occultisme. Pour ce qui est des autres nazis de premier plan, Hess et Himmler ont montré un intérêt soutenu pour l'occultisme, tandis que Goebbels et Bormann désapprouvaient l'occultisme. Vers 1941, les nazis ont interdit de nombreuses manifestations publiques de l'occultisme, l'astrologie, le spiritisme, le théosophisme, et la parapsychologie inclus

En fait, l'interdiction par les nazis des pratiques occultes publiques ne signifie pas nécessairement que le nazisme était anti-occultisme. Les nazis se sont peut-être opposés à l'utilisation de l'occultisme par le public pour des raisons élitistes: ils voulaient monopoliser le pouvoir occulte et ne pas le partager avec les masses populaires. En outre, les autorités nazies craignaient peut-être qu'une utilisation publique généralisée de l'occultisme devienne une fin en soi, réduisant ainsi l'emprise de l'idéologie nazie sur l'esprit des masses. 

Les actions de Heinrich Himmler soutiennent le postulat selon lequel les nazis voulaient monopoliser l'occultisme, et non pas l'éliminer. 

L'un des aspects les plus étranges de cette campagne anti-occultisme est qu'elle a été dirigée par les forces de police de Himmler, en dépit de sa propre fascination pour l'occultisme. En effet, Himmler a libéré l'astrologue Wilhelm Wulff de sa garde à vue, sous la condition qu'il exerce son art occulte pour Himmler. Ainsi, il devint l'astrologue personnel de Himmler au moment même où d'autres astrologues étaient persécutés.

Encore une fois, il semble que le nazisme se soit croisé avec le néo-paganisme nordique, mais ne soit pas centré sur lui. Comme avec l'occultisme, il n'y avait pas de position nazie monolithique à ce sujet. Rosenberg et Himmler voulaient faire revivre les anciens dieux, rites et sanctuaires germaniques, contrairement à Hitler. Le côté rationaliste de Hitler est apparu au premier plan. Cela signifiait que la science moderne et la raison étaient ce qui devait animer le peuple allemand, et non un retour à des habitudes disparues. En outre, Hitler pensait que le nazisme devrait insister sur l'action et non sur la contemplation et le mysticisme.

Enfin, le néo-paganisme étant répugnant pour de nombreux allemands, Hitler avait la raison tactique suivante de se distancer du néo-paganisme: Il divisait inutilement le peuple allemand.


mercredi 14 décembre 2011

Les faux enseignants

Les faux docteurs et leur conduite inique

2 PIERRE CH 2 V 10 A 16

L'apôtre souligne à nouveau le caractère charnel des séducteurs et leur complaisance dans la souillure (v.2,10). Il y revient encore au verset 13, mais dénonce auparavant leur comportement outrageux et leur mépris de toute autorité.
Cette attitude, indice des temps fâcheux (2Tim3:1-5), s'accentue aujourd'hui et contribue à la ruine des familles, des nations, de l'Église.
 Elle trouvera son apogée lors de l'apparition de l'Antichrist, "l'homme de péché" qui se présentera à la fin comme étant Dieu (2Thess.2:3-8). Sa folie orgueilleuse lui vaudra d'être jeté vivant dans le feu éternel.

Un tel "mystère d'iniquité" se développe depuis le temps des apôtres; les principes qui germaient alors se confirment dans le temps actuel précédant la venue du Seigneur. Des hommes s'élèvent avec audace et arrogance même dans les milieux chrétiens; "adonnés à leurs propres vues", ils estiment avoir toujours raison dans leur jugement. Cette attitude condamnable doit faire réfléchir tous ceux qui sont amenés à assumer quelque responsabilité (Tite 1:7).

Mais le mal dénoncé par l'apôtre va plus loin; ces meneurs exaltés s'introduisent dans un domaine invisible et mystérieux, qu'ils ne peuvent connaître (v.12)(Jude 8-10). Là, sans trembler, ils injurient les dignités.

L'apôtre fait allusion aux anges déchus dont Satan est le chef. Malgré leur méchanceté, ces êtres puissants sont encore aujourd'hui dans les lieux célestes (Éph.6:12). Les anges saints s'expriment à leur égard avec mesure, tout en connaissant leur iniquité; mais ces gens sans retenue en "parlent injurieusement ".

Ils sont dépourvus de toute spiritualité, et se comportent comme des animaux naturels destinés à la capture et à la destruction (v.12). Gardons-nous nous-mêmes d'entrer dans le domaine des choses invisibles sans la foi et sans la lumière de la parole de Dieu. Parlons sans moquerie de la puissance du diable.


La corruption morale : v.13,14

On est étonné en constatant la dégradation de ces gens qui se sont glissés parmi les chrétiens pour les séduire. Leur corruption est pire que celle du monde, parce qu'ils se sont égaré du droit chemin.
Satan s'est emparé de leur cœur à partir du moment où ils ont rejeté Christ. Ils s'enivrent de ces voluptés d'un jour, le jour bien court de la vie d'un homme. Ils se séduisent eux-mêmes avec délices, oubliant le jour de demain, celui du jugement de Dieu.

De plus, ils s'insinuent dans la compagnie de chrétiens mal affermis et devenus mondains. En effet comment ces derniers peuvent-ils accepter à leur table des gens qui font honte par leur conduite dépravée, et qui portent dans leur regard la marque de leur impureté! l'apôtre applique à ces ignobles séducteurs la sentence divine inexorable : ils périront dans leur propre corruption.
 Encore une fois, soyons sur nos gardes : fuyons les mauvaises compagnies qui corrompent les bonnes mœurs (1Cor.15:33,34).

 Méfions-nous de ces faux docteurs, de ces corrupteurs "qui viennent à nous en habits de brebis, mais qui au dedans sont des loups ravisseurs. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits", dit Jésus (Matt.7:15,16, non pas à leurs belles paroles. Il nous convient toujours d'apprécier l'état moral de ceux qui enseignent, ainsi que le but et le résultat de leur activité.
Balaam et la cupidité : v.15,16

La cupidité, le désir d'avoir toujours plus, en général au détriment d'autrui (v.3,14), est un mal qui a rongé le christianisme. Il est inné au coeur de l'homme naturel, et le croyant ne peut en être gardé qu'en "s'amassant des trésors dans le ciel" (Matt.6:19-21).

Ceux qui ont une position en vue sont plus exposés que d'autres, mais les serviteurs fidèles se sont toujours défendus d'acquérir quoi que ce soit aux dépens d'autrui (Nomb.16:15; 1Sam.12:3; Act.20:23). Balaam "aima le salaire d'iniquité"; son chemin est marqué par la désobéissance à la Parole de Dieu.

 Il le suit pour obtenir un salaire inique de la part de Balak en maudissant le peuple d'Israël (Jude 11). Dieu lui avait pourtant déclaré : "Tu ne maudiras pas le peuple, car il est béni" (Nomb.22:12), et il le contraindra à prononcer cette bénédiction. Balaam est un prophète réprouvé; il cache d'abord sa cupidité avec hypocrisie. Il a l'air de mépriser les trésors de Balak, alors qu'il brûle d'envie de les posséder.


Il se donne l'apparence d'un homme pieux, alors qu'il n'est qu'un prophète sans crainte de Dieu, agissant bientôt avec "folie" et aveuglement. Il suit un sentier d'égarement avec obstination, et Dieu le laisse faire pour montrer jusqu'où peut aller un homme qui a été en contact avec lui, mais dont le cœur est séduit par l'appât du gain.

C'est alors qu'une ânesse le reprend, à sa honte. Elle s'oppose à lui dans son chemin pervers en y voyant clair alors que lui est aveuglé; elle lui parle d'une voix d'homme (Nom.22:28-30). Dieu a permis ce miracle extraordinaire pour frapper la conscience de tous ceux qui risqueraient de s'engager dans une telle voie.

mercredi 2 mars 2011

Vrais et faux chrétiens !


Ce qui est vrai existe aussi en faux. C’est le cas des billets de banque par exemple.


Dans le domaine spirituel, Satan est passé maitre dans l’art de la contrefaçon, n’ayant pas le pouvoir créateur, il est réduit à imiter ce que Dieu fait.


Le seigneur nous a prévenu : 2 Corinthiens 11 v 26 : « Fréquemment en voyage, j’ai été en péril sur les fleuves, en péril de la part des brigands, en péril de la part de ceux de ma nation, en péril de la part des païens, en péril dans les villes, en péril dans les déserts, en péril sur la mer, en péril parmi les faux frères ».


A quoi reconnaît-on un vrai chrétien ?

Il est passé par une vraie repentance, et il sait qu’il est pardonné grâce au sacrifice de Jésus Christ. Il est né de nouveau par la puissance du Saint Esprit qui est venu faire sa demeure en lui pour l’éternité.

Il aime Dieu de tout son cœur, ainsi que sa Parole écrite (la Bible), et donc il est obéissant, car l’amour consiste à garder ses commandements. Il aime tout les autres chrétiens, ses frères et sœurs. Il aime son prochain, c’est-à-dire tout le monde (même ses ennemis). Il est certain d’avoir la Vie éternelle et d’aller au paradis (1 jean 5 v 13).


Pour savoir si une chose est vraie ou fausse, il faut avoir une référence, un étalon. La Bible est le seul livre au monde qui dit la Vérité, car elle est inspirée par Dieu du premier au dernier verset. AMEN  ! ! !

vendredi 24 septembre 2010

L’origine des sociétés secrètes

Les Sociétés secrètes ont tué Jésus-Christ!



Comment les sociétés secrètes ont-elles commencé, et pourquoi devaient-elles être nécessairement secrètes ? La réponse est à la fois choquante et pleine d’informations parce qu’elle établit le fondement de notre compréhension sur toute société secrète.

L’écrivain chrétien, le révérend Alexander Hislop, a publié un livre intitulé Les deux Babylones : le culte papal. Il déclara que l’on peut retracer les sociétés secrètes jusqu’au temps de Nimrod qui devint, après sa mort, le " premier mortel déifié " [p. 32].

Qui était Nimrod ?

Quelques années seulement après le Déluge, duquel ne survécurent que Noé et sa famille, un homme puissant surgit de ce qu’on appelle aujourd’hui l’ancienne Babylone. Son nom était Nimrod, un puissant guerrier, et il commandait le respect par sa formidable présence sur l’ancienne Babylone. Nimrod institua ouvertement un système d’idolâtrie satanique et de nombreux peuples s’attroupèrent autour de ce culte. À l’époque, le système religieux prédominant qui régnait dans le monde était le culte envers l’Unique Vrai Dieu.

Peu après que Nimrod eut établi sa religion " alternative ", fondée sur la sorcellerie et l’idolâtrie, Sem, un des fils de Noé, fut grandement irrité et motivé par le Dieu Tout-Puissant afin d’écarter Nimrod. Sem attaqua Nimrod par voie militaire et le défit en le faisant prisonnier. Sem exécuta Nimrod ainsi que nombre de ses prêtres et disciples sataniques. Comme exemple de la nature complète de sa victoire, Sem ordonna que le corps de Nimrod soit dépecé en morceaux. On expédia ces morceaux dans toutes les parties du monde connu à cette époque pour démontrer à chacun que le culte à Satan par l’idolâtrie et la sorcellerie ne serait pas toléré. Le monde sembla sauvé de cette vague de mal.

Or, l’épouse de Nimrod, Sémiramis, et quelques prêtres qui avaient survécu, joignirent leurs forces pour créer une religion secrète et clandestine. Ils déifièrent Nimrod, créant une contrefaçon du véritable Messie, Jésus-Christ. Ils conçurent un système de Mystères sataniques destiné à se répandre dans le monde entier. L’enseignement de ces " Mystères ", comme on se plût à les appeler, ramenèrent très subtilement les hommes au même système de magie et d’idolâtrie de Nimrod que Sem avait si vigoureusement détruit. Ce faux sentier fut rendu attrayant aux hommes par la promesse qu’on leur dévoilerait des vérités cachées, en les séduisant par l’attrait d’avoir à garder secrète une telle connaissance et en les liant ensemble par des serments sévères, ainsi que des signes et poignées de main secrètes.

C’est ainsi que débutèrent les sociétés secrètes, quelques générations après le Déluge, aux environs de 2 200 av. J.-C.. Ainsi donc, les sociétés secrètes existent depuis plus de 4 000 ans dans l’histoire de l’humanité ; elles sont littéralement l’église de Satan depuis leur début. Elles se sont toujours opposées absolument à chaque partie du plan de Dieu pour l’humanité et se sont engagées à le détruire. Cet engagement à détruire le système de Dieu était énoncé de telle manière que leurs membres furent amenés à penser qu’en réalité, ils essayaient d’accomplir le " bien ". Est-ce pour cela que Dieu lance cet avertissement, dans Ésaïe 5:20 : " Malheur à ceux qui appellent le mal bien et le bien mal " ? Les sociétés secrètes renversent littéralement la définition des mots et ainsi ils qualifient le bien de Dieu de " mal " et le mal de Satan de " bien ".

Il y a encore une autre raison pour laquelle les sociétés secrètes devaient s’établir dans le secret et demeurer secrètes. Leur but n’était rien de moins que le renversement de tous les gouvernements existants et de la religion de Dieu. Si elles tentaient d’instaurer publiquement leur organisation, les autorités régnantes se mettraient en branle, les arrêteraient immédiatement pour trahison et les gens qui ordonnaient leur vie personnelle selon les préceptes du système installé par Dieu réclameraient à grand cri l’arrestation et l’exécution de ces individus. Ainsi donc, leurs buts et leurs activités devaient être accomplis dans le plus grand secret. Mais bien plus, les leaders de ces sociétés secrètes croyaient que leur pouvoir s’accroîtrait énormément s’ils restaient complètement dans l’ombre.

En conclusion, l’on peut retracer l’origine des sociétés secrètes au roi satanique de l’ancienne Babylone, Nimrod. Elles furent édifiées après que Nimrod eut été exécuté par Sem pour avoir commis le crime de réinstaller publiquement la sorcellerie et l’idolâtrie. Pour préserver ce culte satanique et achever le renversement du système détesté qui avait détruit Nimrod, s’établit un système secret de satanisme. Au moyen des sociétés secrètes, le système de satanisme babylonien fut préservé.

À partir de ce système surgira l’Antichrist qui essayera de détruire le système de Dieu, comme ce fut le plan des sociétés secrètes depuis le début. À ce moment-là, le monde entier sera submergé par la restauration publique de l’ancien système babylonien du culte à Satan. Nous sommes aujourd’hui très proches de cet événement ; ainsi donc, nous ne devrions pas être surpris de réaliser que Dieu identifie le système de l’Antichrist, dans le livre de l’Apocalypse, en tant que " Mystère, Babylone la grande " (chapitre 17). Dieu est fort précis et littéral dans Ses prophéties.

Les caractéristiques

Les Mystères de Babylone se répandirent ensuite en Égypte, où le récit de la mort de Nimrod et le démembrement de son corps par Sem fut réadapté en tant qu’histoire d’Osiris. Bon nombre des légendes importantes dans lesquelles les Mystères occultes sont insérés ont été adaptées aux nombreuses cultures et toujours avec des noms uniques et spécifiques à chaque culture. De cette façon, Satan répand avec succès son faux système de par le monde, s’emparant de l’esprit et du cœur des leaders clés de chaque pays. À mesure que le temps passa et que les sociétés secrètes s’installèrent dans de nombreux pays et cultures différents, ces leaders commencèrent à développer des caractéristiques communes parce qu’ils servaient le même être surnaturel, Satan. Il serait donc utile d’étudier cette similitude de caractéristiques.


Orgueil arrogant

Les membres des sociétés secrètes se sont toujours joints sous invitation, créant ainsi un effectif qui se considérait exclusif, séparé et supérieur au reste des gens de la société en général. Cette attitude arrogante était encore rehaussée par l’enseignement qu’il existait une connaissance spirituelle et temporelle cachée, à n’être révélée qu’aux Initiés seulement, ou aux " Sages ", comme ils se qualifient eux-mêmes. Ces Sages croyaient que les Mystères se situaient hors de la compréhension du commun des mortels, ou de la " vulgaire " masse des gens. En fait, cette arrogance était si répandue chez les Sages de ces sociétés secrètes qu’ils commencèrent à procéder vraiment à l’enseignement de mensonges chez les gens du commun, se réservant à eux-mêmes les vraies connaissances spirituelles et temporelles. En cela, ces hommes furent très différents des chefs des fausses religions, comme Mohamed et Bouddha, qui essayèrent, eux, de propager leurs enseignements aux masses. Les sociétés secrètes allèrent très loin dans leur dissimulation de la vérité vis-à-vis du commun des gens.


Nous devons nous montrer très clairs à ce sujet : aucun Adepte d’une société secrète qui avait appris la vérité secrète ne pouvait révéler cette vérité aux gens du commun. La punition pour une telle révélation de la vérité aux gens du peuple, c’était la mort, la plus extrême et douloureuse possible. Gardez ce fait à l’esprit, car cela aura une grande signification plus loin.

 Développement d’une double personnalité 

Parce que chaque membre avait appris de terribles informations, qu’il avait promis de garder absolument secrètes vis-à-vis de toute personne qui n’était pas membre, les membres commencèrent à développer deux personnalités distinctes. Une de ces personnalités était publique et l’autre extrêmement secrète. L’art de la tromperie, même auprès des membres de la famille intime, se développa rapidement. Ce qu’un associé voyait en parole et en action était littéralement fort différent de la personne qui existait intérieurement.


L’enseignement oral vénéré

Les sociétés secrètes enseignaient que l’Enseignement Oral était tout aussi important et sacré que n’importe quelle Œuvre Écrite. Comme nous allons le voir dans quelques instants, lorsque nous étudierons la société secrète juive de la Kabbale, cet accent mis sur l’Enseignement Oral est un outil de premier ordre de Satan. Rappelez-vous que Dieu a établi Ses Saintes Écritures en tant qu’œuvre écrite sacrée. Il a déclaré à plusieurs reprises que cette œuvre écrite ne changerait jamais, qu’elle s’accomplirait absolument et complètement et qu’elle durerait toute l’éternité. Puisque Satan travaille toujours à l’opposé de Dieu, ne soyons pas étonnés de le voir mettre fortement l’accent sur l’enseignement oral. Aux confins des Sociétés Secrètes, l’enseignement oral sert également le dessein exigeant de conserver leurs sociétés et leurs enseignements secrets. L’enseignement oral est un outil de Satan.


L’homme est intrinsèquement bon

Les sociétés secrètes enseignent que l’homme est foncièrement bon, qu’il n’a été corrompu que par son environnement physique et spirituel. Bien sûr, cela contredit l’enseignement biblique clair et cohérent que l’homme est foncièrement méchant (Jérémie 17:9).


La promesse d’un Rédempteur

Virtuellement toutes les sociétés secrètes enseignent qu’un jour un Roi Rédempteur se lèvera pour conduire le monde entier dans la connaissance cachée. Le monde ne pourra vivre dans " l’Âge d’Or " pour lequel il est destiné que lorsque toute l’humanité sera initiée à ces Mystères. Cet enseignement est une contrefaçon de la Vérité de la Bible qui déclare, du début à la fin, que le Messie va rétablir Son Royaume éternel. Ici, nous devons comprendre un détail fort critique : le Roi Rédempteur que les sociétés secrètes attendent diffère de façon significative du Roi Rédempteur de la Bible, que nous savons être Jésus-Christ.

Voici quelques différences :

• Jésus-Christ est Dieu Tout-Puissant et Omnipotent, le second Membre de la Trinité. Le Roi Rédempteur des sociétés secrètes est un Maître Ascendant, un homme ayant surgi du sein des sociétés secrètes, qui a vécu plusieurs vies et a atteint l’état de " perfection ". Il possède la " Conscience christique " inhérente à cet état de perfection et possède ainsi la connaissance nécessaire pour conduire l’humanité dans l’Âge d’Or parfait.

• Jésus-Christ possède la puissance inhérente parce qu’Il était et qu’Il est Dieu. Le Roi Rédempteur des sociétés secrètes ne peut qu’avoir un " accès " à la puissance du Logos, de l’Occulte, et ce, seulement parce qu’il fut Adepte des Mystères. Il ne possède aucun pouvoir inhérent ; au lieu de cela, le seul pouvoir qu’il puisse commander est dérivé de sa connaissance de l’occulte.

• Jésus-Christ a rétabli la Loi et les Prophètes et relevé le standard au niveau où Dieu l’avait établi sous Moïse. Le Roi Rédempteur qu’attendent les sociétés secrètes va continuer à cacher les vérités secrètes aux gens du peuple, élevant les membres des sociétés secrètes à leur place d’honneur légitime dans la société.


Retournons à l’histoire des sociétés secrètes, maintenant que nous avons établi le fondement de notre compréhension. À l’époque où Dieu conduisait les enfants d’Israël hors de leur esclavage en Égypte (autour de 1 500 av. J.-C.), l’enseignement des sociétés secrètes du Moyen Orient existait depuis plusieurs centaines d’années. Dans les siècles précédant la naissance de Jésus, ce virus mortel commença à s’infiltrer chez les leaders religieux juifs. Ces leaders juifs commencèrent donc à tremper dans l’occultisme. On commença par épouser une tradition juive secrète et orale, distinctement séparée du Pentateuque écrit par Dieu.

Deux systèmes d’enseignement oraux juifs furent ensuite créés, l’un public et l’autre secret. L’enseignement public traitait des affaires de tous les jours, comme des lois sur l’achat, la vente, les contrats et ce qui constituait du travail le jour du sabbat ; cette loi pratique fut plus tard appelée Talmud. Jésus se répandit en invectives contre l’imposition de cette loi d’hommes sur le peuple parce qu’elle le liait trop étroitement aux prêtres et cela créait une série de standards frustrants que personne ne pouvait atteindre. Or, ces standards ne venaient pas de Dieu, ils venaient des hommes afin que les prêtres puissent contrôler le peuple.

La deuxième série d’enseignements oraux juifs était extrêmement secrète et procédait de la classique société secrète ; ces enseignements furent connus sous le nom de Kabbale. Un des livres constituant la Kabbale se nommait Sepher-Ha-Zohar, ou " Livre de Lumière ". Ce livre fut couché par écrit par le rabbin Simon et son fils, Éliézer, qui s’assirent dans une caverne, tous les jours pendant douze jours, avec du sable jusqu’au cou. Pendant qu’ils étaient dans cette surprenante position, ils " méditèrent " sur la loi sacrée et furent visités fréquemment par le grand prophète Élias [Nesta Webster, Sociétés Secrètes, p. 8]. L’apôtre Paul atteignit directement la cible quand il donna l’avertissement, dans 2 Corinthiens 11:14-15, que Satan et ses démons peuvent se transformer en anges de lumière et en ministres de justice dans le but de tromper l’homme crédule. L’un des plus fréquents points communs parmi les fausses religions est que le texte original de révélation est donné au fondateur de la dite religion par un ange de lumière. Prenons comme exemple Mahomet et Joseph Smith (mormonisme) qui se virent octroyer leurs " nouvelles " révélations par un ange de lumière.


Ainsi donc, la prêtrise juive commença à fomenter un plan pour amener tout le peuple juif dans l’esclavage spirituel et physique en créant le système dualiste du Talmud public et de la très secrète Kabbale. Les enseignements du Talmud public enchaînaient le peuple par près de 1 000 règles sur la vie quotidienne et cela commença à les écarter de la vérité spirituelle que Dieu avait révélée à Moïse. Donc, la première condition requise d’une société secrète était remplie, soit celle de cacher la Vérité au peuple, en partie au moyen de fabrications pures et simples, et en partie en ajouts aux lois mosaïques originales.


Les enseignements secrets de la Kabbale étaient virtuellement sataniques. Certains auteurs ont admis que ces enseignements servaient des desseins " magiques ". Un écrivain critique de la Kabbale écrivit qu’ils sont " un poison subtil qui pénètre dans les veines du judaïsme et l’infecte entièrement " [Theodore Reinach, cité par Nesta Webster dans Sociétés Secrètes, p. 9]. Salomon Reinach qualifie la Kabbale de " l’une des pires aberrations que l’esprit humain ait conçue ". De plus, la Kabbale a influencé de manière significative les croyances et la direction de nombreuses sociétés secrètes européennes qui s’édifièrent dans les siècles qui suivirent. Cette influence fut si profonde que beaucoup de sociétés secrètes non juives ont littéralement revêtu un ton et un caractère juif.

Puisque Satan est le " seigneur de ce monde ", il a le pouvoir de faire prospérer ceux qui suivent son leadership. Ce fut l’appât qui attira ces leaders religieux vers les propriétés magiques et mystiques de la Kabbale. Et ne vous y leurrez pas : ces leaders juifs prospéraient abondamment. Même si Israël souffrait sous l’esclavage des dirigeants païens, comme la Grèce ou Rome, les prêtres juifs gagnèrent une certaine autonomie qui leur permettait de régner virtuellement en dictateurs sur leurs concitoyens juifs. Et le commun des simples citoyens juifs ne comprenait tout simplement pas que ces leaders religieux leur avaient imposé un système qui, simultanément, leur mettait un joug au cou pendant qu’eux-mêmes s’élevaient à des postes de grand pouvoir et de grande richesse. Et le fossé d’incompréhension était si profond que le citoyen juif moyen admirait et honorait encore grandement ces dirigeants religieux qui l’affligeaient tant.


Maintenant, examinons les Pharisiens, dont la plupart étaient membres de la Kabbale, en utilisant les cinq caractéristiques communes que nous avons déjà vues. Nous allons également nous reporter à des passages pertinents du Nouveau Testament pour éclairer notre compréhension. Vous serez atterrés de constater la nouvelle signification que prendront ces fameux passages bibliques, maintenant que vous comprenez que les Pharisiens, qui concoctèrent et exécutèrent le plan servant à tuer Jésus, étaient membres de la société secrète appelée la Kabbale, et maintenant que vous comprenez que Jésus parlait directement à des membres de cette société secrète.

Les Pharisiens possédaient :                                                        

un orgueil arrogant — Matthieu 23:12-13 : " Car quiconque s’élèvera sera abaissé ; et quiconque s’abaissera sera élevé. 13Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous fermez aux hommes le royaume des cieux ; vous n’y entrez point vous-mêmes, et n’y laissez point entrer ceux qui veulent y entrer. " Une des caractéristiques des sociétés secrètes, c’est qu’elles cacheront au peuple la vérité clé, spécialement celle qui dit comment obtenir le salut éternel ; elles garderont plutôt cette vérité pour elles comme moyen de pouvoir et de privilèges. Jésus parle directement de cette terrible situation dans Luc 11:52 : " Malheur à vous, docteurs de la loi, parce qu’ayant pris la clef de la connaissance, vous n’y êtes pas entrés vous-mêmes, et vous avez empêché d’y entrer ceux qui voulaient le faire. " Les enseignants et docteurs de la loi connaissaient la vérité toute simple que Dieu avait développée pour le peuple afin qu’il soit sauvé pour l’éternité et qu’il développe son amour pour Lui.

Pourtant, ils cachèrent cette vérité au peuple, lui substituant le terrible système suffoquant des règles de vie quotidienne contre lequel s’objecta si vivement Jésus. Cette damnée société secrète de Pharisiens envoyait littéralement des populations entières de Juifs en enfer parce qu’ils leur avaient caché la vérité. C’est pourquoi Jésus se répandit si terriblement en invectives contre eux. Voyez-vous, Satan avait convaincu ces Pharisiens que tous les Juifs allaient au ciel de toute manière, simplement parce qu’ils étaient Juifs; par conséquent, ils pensaient que ce que croyaient vraiment les Juifs n’avait pas d’importance éternelle. Au moyen de cette tricherie spirituelle, les Pharisiens maintenaient plus fermement entre leurs mains leur pouvoir et leur prestige terrestre.


Les Pharisiens développèrent une double personnalité — Matthieu 23:27-28 : " Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites, car vous ressemblez à des sépulcres blanchis, qui paraissent beaux par dehors, mais qui au-dedans sont pleins d’ossements de morts et de toute sorte de pourriture. " Jésus parle ici clairement de cette double personnalité des membres d’une société secrète. Les Pharisiens avaient habilement et efficacement caché l’existence de leurs croyances sataniques à leurs sujets, mais ne pouvaient les cacher aux Yeux omniscients du Dieu Jésus.


Les Pharisiens élaborèrent de complexes systèmes d’enseignement oral et ils incitèrent le peuple juif à les révérer —Matthieu 15:1-9 : " Alors des scribes et des pharisiens vinrent de Jérusalem à Jésus, et lui dirent : Pourquoi tes disciples transgressent-ils la tradition des anciens [Talmud] ? car ils ne se lavent point les mains lorsqu’ils prennent leurs repas. Mais il leur répondit :

Et vous, pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu pour votre tradition ? (…) ainsi vous avez anéanti le commandement de Dieu par votre tradition ! Hypocrites ! Ésaïe a bien prophétisé à votre sujet, lorsqu’il a dit : (…) Mais ils m’honorent en vain, en enseignant des doctrines qui sont des commandements d’hommes. " Jésus parle ici clairement et fortement contre le mal que la société secrète des Pharisiens avait perpétré contre le peuple juif, celui de créer une tradition orale censément égale à l’enseignement écrit de Dieu et, en fait, en flagrante contradiction avec la Parole écrite de Dieu. Personne ne comprenait comment l’on avait été trompé parce que l’on ne possédait pas la Parole écrite de Dieu, chez le peuple.

Ce sont les Pharisiens qui avaient la Parole écrite de Dieu, et ils la gardaient pour eux. Nous vous encourageons à lire soigneusement Matthieu 15:1 à 20, avec en tête l’indice que Jésus parle d’abord ici contre des enseignements et des pratiques de société secrète satanique. D’une fois à l’autre, Jésus déclare que les Pharisiens iront en enfer. Il ne mâche pas Ses mots. À deux occasions, Jésus qualifie les Pharisiens de " vipères ", (synonyme de " Serpent "). Nous savons, bien sûr, que le Serpent est régulièrement utilisé dans la Bible comme l’un des noms de Satan. Mais Jésus ne laisse aucune place à l’erreur concernant ce sujet, ne voulant pas que nous manquions la leçon que les Pharisiens n’étaient pas de simples pécheurs. Dans Jean 8:44, Jésus a dit que le père des Pharisiens, " c’est le diable ". Jésus n’a jamais dit cela d’une autre personne ou groupe de personnes. Il était très compatissant envers les pécheurs ; la raison pour laquelle Jésus se montra aussi sévère envers les Pharisiens, était qu’Il savait qu’ils adoraient Satan par leur participation à la société secrète de la Kabbale.


Les Pharisiens croyaient que l’homme est intrinsèquement bon — Parce que les Pharisiens croyaient que l’homme est foncièrement bon, ils développèrent un système de salut basé sur les œuvres. Ce système d’œuvres devait s’appeler plus tard le Talmud ; toutefois, Jésus préférait s’y référer en tant que " Traditions d’hommes ". La Bible enseigne clairement, cependant, que l’homme est intrinsèquement méchant ; par conséquent, il n’y a absolument aucun moyen pour que l’homme puisse faire assez de bonnes œuvres pour expier complètement sa méchanceté. Jésus ne laisse planer aucun doute sur le fait que les Pharisiens avaient concocté ce système d’œuvres. Chaque fois qu’Il se répandait vertement en reproches contre cette " Tradition d’hommes ", Il parlait de ce fameux enseignement religieux voulant que le salut s’obtienne par de bonnes œuvres. À toutes les fois que vous voyez Jésus dire " Vous dites… mais je vous dis… ", Il aborde habituellement cette question des œuvres en rapport avec le salut.


Les Pharisiens recherchaient le Roi/Rédempteur promis — Les érudits païens, comme les érudits vraiment judaïques, attendaient qu’un Roi Messie se lève pour conduire l’humanité vers une nouvelle lumière spirituelle et une nouvelle prospérité matérielle. Toutefois, les païens des sociétés secrètes cherchaient un Rédempteur promis fort différent de Celui que la Bible enseignait. Et, maintenant que nous savons que les Pharisiens qui s’opposèrent si fortement à Jésus-Christ, qui voulaient tellement Le voir mort, et qui démontrèrent une haine si surnaturelle envers Lui, étaient membres d'une société secrète, la Kabbale.