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lundi 30 janvier 2023

Pasteur menacé de mort en Ouganda

 Pasteur menacé de mort en Ouganda : « Après vous avoir tué, notre Allah nous en récompensera »

Le pasteur Godfrey Ssemujju, qui supervise 130 églises pentecôtistes en Ouganda, est actuellement menacé de mort. Il a déclaré à Morning Star News que sa vie, ainsi que celle de sa famille, était menacée.

Le pasteur, qui se dit « inquiet » révèle un message qu’il a reçu récemment.

« Nous vous avertissons d’arrêter de convertir notre peuple au christianisme. Si vous continuez à faire cela, alors prenez note que [prendre] votre vie est notre Jannah [paradis coranique dans l’au-delà]. Après vous avoir tué, notre Allah nous en récompensera. »

Le pasteur précise qu’il reçoit de tels messages depuis 3 mois, mais que les menaces augmentent depuis que les évènements de plein air ont abouti à la conversion de 70 musulmans, parmi lesquels plusieurs étaient enseignants dans des écoles musulmanes.

Les églises qu’il supervise ont déjà été la cible d’attaques au cours des derniers mois. Un chrétien a succombé à ses blessures en juillet dernier, un autre a été gravement blessé à la tête, une église a été détruite. Des dizaines de têtes de bétail d’un chrétien ont été abattues.




lundi 16 mai 2022

Persécution des chrétiens du Mexique par les catholiques

 Mexique: «Nous voulons voir si votre dieu peut vous sauver!»

 Leopoldo et Silvia sont un couple pastoral originaire de San Juan Ozotepec. Dans cette petite ville catholique du Mexique, 

ils ont été violemment persécutés en tant que chrétiens.

  Leopoldo, Silvia et leurs enfants.

 En tant que responsables, le pasteur Leopoldo et sa famille sont devenus la cible principale de la communauté. 

Les autorités locales leur ont coupé l'eau et l'électricité. Elles ont interdit aux enfants du couple d'accéder à l'école. 

Et la clinique de la ville leur a aussi été interdite. Mais la famille est restée fermement attachée à Jésus. Leopoldo se souvient:

 «La seule chose que nous pouvions faire était d'attendre que Dieu nous libère et nous protège.»

De l’humiliation à la reconstruction

Un matin, Léopoldo a été traîné de force hors de chez lui et a subi une violente attaque. Par la fenêtre, Silvia a été témoin de la destruction du bâtiment de l'église évangélique, tandis que les gens disaient que sa maison serait la prochaine cible. 

Impuissants, le couple pouvait seulement prier.

 Léopoldo et sa famille ont dû être exfiltrés, laissant tout derrière eux.

Cet épisode les a beaucoup affecté. L’un des partenaires de Portes Ouvertes a soutenu la famille, par une aide financière et un atelier sur les traumatismes.

Petite video sur la persécution dans le monde



vendredi 3 juillet 2020

L’église catholique d’Allemagne dans l’appareil de guerre


1939-1945: L’église catholique d’Allemagne fait partie des soutiens de guerre


Dans un nouveau rapport à l’occasion du 75ème anniversaire de la fin de la Seconde Guerre Mondiale, la conférence allemande des évêques catholiques a fini par admettre la complicité de l’Eglise dans les actions du régime nazi au cours de la Seconde Guerre Mondiale. Il nous suffit juste de citer quelques lignes de son texte pour comprendre ce que les évêques actuels disent que leurs prédécesseurs de la période de la guerre : “L’Eglise catholique en Allemagne faisait partie de l’appareil de guerre. La volonté chaotique de mobiliser les ressources matérielles, personnelles et spirituelles de l’Eglise dans l’effort de guerre est demeurée intacte jusqu’à la fin ».

Aussi : “Autant en septembre 1939 que par la suite, il n’y a pas eu de protestation publique de la part des évêques allemands contre la guerre d’extermination nationale socialiste” et “contre les crimes incroyables, à la fois contre les étrangers discriminés en raison de la race supposée, aussi bien que d’autres persécutés, en particulier les Juifs, rarement une voix s’est élevée au sein de l’Eglise allemande“. Il y a eu de nombreuses autres façons dont l’Eglise a assisté les Nazis. Le rapport les décrit également.


On doit aussi ajouter que l’Eglise Catholique Allemande percevait les procès d’après-guerre contre les criminels de guerre Nazis comme des actes de vengeance. Ces criminels extrémistes étaient, à leurs yeux, des victimes persécutées par la Justice. Le clergé catholique, y compris celui du Vatican, ont fait partie de ceux qui ont aidé de milliers de Nazis à s’échapper vers l’Amérique Latine via “La Route des Rats“.

L’actuel Président de la Conférence des évêques allemands, le Révérend Georg Bätzing, a précisé que ces actes de reconnaissance dans le rapport, ne sont pas faciles à admettre pour les évêques : “Nous savons que présider par-dessus l’épaule de nos prédécesseurs en tant que juges et parties ne nous convient pas. Aucune génération n’est libre des jugements et préjugés qui sont façonnés par son époque… mais ceux qui arriveront plus tard doivent pouvoir se confronter à l’histoire dans le but d’en tirer des leçons“. Dans son introduction au rapport, Bätzing dévoile ce qui pourrait constituer des - nouvelles choquantes – que de graves questions quant au comportement des évêques allemands au cours de la Seconde Guerre Mondiale, ne sont soulevées que depuis très récemment.

Pourquoi les évêques ont-ils attendu 75 ans avant de formuler ces aveux? Nous sommes à présent les générations des évêques d’après. Qu’est-ce qui a rendu si difficile aux évêques de la période de la guerre d’admettre leurs compromissions? Dans le catholicisme, la confession faite par l’individu de ses péchés joue un rôle central.

Même dans les relations avec un autre organisme religieux allemand, les évêques catholiques ont mis une très longue période avant d’avouer.

Le rapport nous permet d’obtenir un meilleur point de vue sur un incident scandaleux qui est survenu en mars 2007. 27 évêques catholiques allemands ont fait un pèlerinage en Israël. C’était censé représenter un symbole de réconciliation entre Juifs et Catholiques. Cependant, certains évêques l’ont transformée en visite des plus scandaleuses.


Gregor Maria Hanke, évêque d’Eichstätt, a procédé à une remarque d’inversion caractérisée de la Shoah, suggérant que les Israéliens agissent comme les Nazis. Il avait alors proféré : “Ce matin, nous avons vu les photos du ghetto inhumain de Varsovie et, dans la soirée, nous avons voyagé vers le ghetto de Ramallah”. Plus tard, il a feint de dire qu’il n’avait aucune intention de faire une telle comparaison.

L’évêque Walter Mixa d’Augsbourg a décrit la situation à Ramallah comme “une sorte de ghetto” et dit que cela en était “presque raciste”. Mixa a démissionné de sa position au sien de son église en 2010, au beau milieu d’un vacarme d’accusations de divers viols et abus sexuels. Il a, un peu plus tard, été lavé de certains de ces soupçons.

Un autre de ces délégués était le Cardinal Joachim Meisner, l’archevêque de Cologne, décédé depuis, qui a comparé la barrière en Judée-Samarie a Mur de Berlin. En d’autres occasions, il a banalisé la Shoah. D’autres remarques cinglantes publiées comme ayant été proférées par ces évêques n’ont pu être vérifiées;

Le nouveau rapport met un peu plus en exergue l’affaire de la délégation épiscopale de 2007. Ces membres auraient mieux fait de présenter leurs excuses plutôt que de critiquer Israël. La criminalité catholique contre les Juifs remonte à plus de 1.000 ans avant sa collaboration avec Hitler. Il y a eu des siècles de persécution, de haine, d’incitation et parfois aussi de meurtres. L’incitation chrétienne inlassable contre les Juifs a fournit une partie de l’infrastructure de l’action des Nazis contre eux.

Dans le même temps, un autre scandale potentiel d’un ampleur encore inconnue est entrain d’infuser. Le Pape François a récemment décidé d’ouvrir aux chercheurs toutes les archives du Vatican de la période de la Papauté de Pie XII. Une semaine après cette survenue, en mars, elles ont à nouveau été fermées, à cause de la crise du Coronavirus. L’un des chercheurs, le catholique allemand Herbert Wolf, a déclaré qu’il n’avait aucun doute que le Pape savait tout à propos de la Shoah.


On se demande jusqu’à quel point la sécularisation massive en Europe d’après-guerre n’a pas en partie été provoquée par les manquements des églises au cours de la Seconde Guerre Mondiale. Depuis lors, l’Eglise Catholique s’est prise une spectaculaire paire de gifles aux yeux du public, en cachant des abus sexuels massifs commis par les membres de son clergé. Une étude commanditée par la Conférence des évêques catholiques allemands, a découvert que 1670 prêtres étaient impliqués dans les abus sexuels pédophiles den Allemagne, entre 1946 et 2014. Qui, dès lors, peut savoir ce que révèleront les énormes archives de la période de la guerre au Vatican?

Par Manfred Gerstenfeld 


jeudi 19 mars 2020

Le Pape François déclare :


Le Pape François déclare que les fondamentalistes chrétiens sont "un fléau"

Pourquoi a-t-on l’impression que pratiquement tout le monde veut attaquer les fondamentalistes chrétiens de nos jours ? Il y a deux semaines, le pape François a fait des remarques extrêmement controversées, mais ces remarques n’ont pas vraiment attiré l’attention des grands médias. Bien sûr, si le Pape avait ciblé la communauté LGBTQ ou un autre groupe favori, il aurait immédiatement fait les grands titres partout dans le monde.
Mais il ne l’a pas fait. Au lieu de cela, le pape François a attaqué spécifiquement les fondamentalistes, et dans le monde d’aujourd’hui, cela est considéré comme parfaitement normal. Ce qui suit est tiré de la transcription officielle des remarques que le Pape a faites le 18 novembre….

Méfiez-vous des groupes fondamentalistes : chacun a le sien. En Argentine aussi, il y a un petit coin fondamentaliste. Et essayons, avec la fraternité, d’aller de l’avant. Le fondamentalisme est un fléau et toutes les religions ont une sorte de cousin germain fondamentaliste qui forme un groupe.
Apparemment, ces remarques s’appliquent aux fondamentalistes de toutes les religions. Mais en mentionnant l’Argentine, le Pape a indiqué très clairement qui était sa véritable cible.
Il n’y a pas de « fondamentalistes musulmans » ou de « fondamentalistes hindous » en Argentine. Les fondamentalistes auxquels il se référait sont les fondamentalistes chrétiens en Argentine, et dans la phrase suivante, il a dénoncé ces personnes comme « un fléau ».
Bien sûr, « un fléau » est une autre façon de dire  » une peste « , et qu’essayons-nous de faire pour  » une peste  » quand on en a une ?

C’est une chose à laquelle il faut réfléchir.

Nous avons fait état de la formidable croissance des évangéliques (alors que les catholiques ont vu de profonds déclins) en Argentine. Ces changements dramatiques ont sans doute attiré l’attention du Pape.

Conformément aux doctrines chrétiennes traditionnelles concernant l’interprétation biblique, la mission de Jésus-Christ et le rôle de l’Église dans la société, les fondamentalistes ont affirmé un socle de convictions chrétiennes qui comprenait l’exactitude historique de la Bible, la seconde venue imminente et physique de Jésus Christ, la naissance, la Résurrection et le pardon en la personne du Christ.


Qu’est-ce qu’un « fondamentaliste chrétien » ?

Eh bien, c’est fondamentalement quelqu’un qui croit que la Bible est littéralement vraie, qui croit que Jésus Christ est mort pour nos péchés et est ressuscité, et qui croit que Jésus reviendra un jour.
Au cours de ces mêmes remarques, le 18 novembre, le Pape a une fois de plus insisté sur son programme de « coopération interreligieuse »…..

Comme je l’ai dit lors de la Conférence mondiale de la fraternité humaine : « Il n’y a pas d’alternative : soit nous construirons l’avenir ensemble, soit il n’y aura pas d’avenir. Les religions, en particulier, ne peuvent renoncer à la tâche urgente de bâtir des ponts entre les peuples et les cultures.
Il est fondamental qu’il y ait une coopération interreligieuse, basée sur la promotion d’un dialogue sincère et respectueux qui va vers l’unité sans confusion, en maintenant les identités. Mais une unité qui transcende le simple pacte politique. »
Ce pape est devenu de plus en plus agressif dans ses efforts pour favoriser l’unité entre les différentes grandes religions du monde.

Le mois dernier, il a tenu une réunion très médiatisée avec le patriarche bouddhiste suprême de Thaïlande, Somdej Phra Maha Muneewong. Cette rencontre historique s’est tenue au célèbre temple de Ratchabophit à Bangkok, et le Pape a rencontré le patriarche bouddhiste devant une statue en or datant de 150 ans, représentant Bouddha. Le Pape a même enlevé ses chaussures en signe de respect pour le temple bouddhiste.
En d’autres termes, ce document dit que Dieu est satisfait de toutes les religions du monde et qu’elles existent parce que c’était Sa volonté de le faire.

Et le document se termine par un appel à la « réconciliation et à la fraternité » entre les différentes religions du monde afin que la « paix universelle » puisse être réalisée….
Sur le plan politique, le mondialisme a peut-être perdu de l’élan, mais dans les milieux religieux, il est en plein essor.

La pression en faveur d’une religion d’un seul monde se déroule au grand jour, et très peu de gens semblent alarmés par cela.


mercredi 25 septembre 2019

La tolérance !

Déconstruire la tolérance postmoderne 😰

Les partisans de ce point de vue soutiennent qu'il est intolérant et incompatible avec les principes d'une société libre et ouverte pour les chrétiens (et les autres) de prétendre que leur perspective morale et religieuse est correcte et devrait être adoptée par tous les citoyens. La tolérance postmoderne n'est pas ce qu'elle semble être, cependant. C'est une perspective philosophique partisane avec son propre ensemble de dogmes. Elle suppose, par exemple, une vision relativiste de la connaissance morale et religieuse.
Cette hypothèse a façonné la façon dont beaucoup de gens pensent à propos de questions telles que l'homosexualité, les droits à l'avortement et les revendications de vérité religieuse, ce qui les porte à croire qu'une attitude postmoderne tolérante concernant ces questions est la bonne et qu'elle devrait être reflétée dans nos lois et nos coutumes.
Mais cette posture est dogmatique, intolérante, et coercitive, car elle affirme qu'il n’y a qu'un seul point de vue correct sur ces questions, et que si on ne le respecte pas, on sera confronté à la risée publique, aux tactiques démagogiques et peut-être à des représailles légales. La tolérance postmoderne n'est ni large d'esprit ni tolérante.

La supercherie de la tolérance postmoderne


La tolérance postmoderne est une mystification. Bien qu'elle soit présentée par ses partisans comme une perspective ouverte, tolérante, et neutre, il s'agit d'un dogme pour lequel les partisans ne tolèrent aucun rival. Ceux d’entre nous qui sont soucieux de présenter et de défendre leur foi dans une culture postchrétienne doivent être conscients de ce type de défi, un défi qui se présente comme ouvert, tolérant, et libérateur, mais qui est en réalité dogmatique, partisan, et coercitif.

Le relativisme: le terrain de la tolérance postmoderne

La tolérance postmoderne est fondée sur le relativisme, le principe selon lequel aucun point de vue sur les connaissances morales et religieuses n'est objectivement correct pour toutes les personnes, en tout temps et en tout lieu. Cette notion, telle qu'elle est comprise et adoptée dans la culture populaire, se nourrit du fait du pluralisme, la réalité d'une pluralité d'opinions différentes et contraires sur des questions religieuses et morales.
Dans ce contexte, beaucoup de personnes dans notre culture concluent qu'on ne peut pas dire que son point de vue sur les questions religieuses et morales est meilleur que celui de quiconque. Elles affirment que c'est une erreur de prétendre que ses croyances sont exclusivement correctes et que les croyants d'autres confessions, peu importe leur sincérité ou leur dévouement, adhèrent à de fausses croyances.

Bien que la vision chrétienne du monde soit marginalisée dans notre culture et considérée comme dangereuse par certains, nous ne pouvons perdre notre confiance. Après tout, c'est l'univers de Dieu, et Il a créé l'homme à Son image. Mais cela doit être équilibré avec la connaissance que le cœur humain est incroyablement méchant (Jér. 17:9). Cette tension persistera tant que nous tenterons de défendre notre foi dans une culture hostile au Dieu d'Abraham, d'Isaac, de Jacob, et de Jésus de Nazareth.

Paul Gosselin




mardi 16 juillet 2019

Le catholicisme est en déclin !

En France, le catholicisme est en déclin, l’islam en progrès

Selon la dernière enquête internationale European Values Study, la France se déchristianise : le nombre de catholiques pratiquants ne cesse de diminuer. En 2018, 32 % des Français se déclarent catholiques, dont 17 % non pratiquants. Chez les 18-29 ans, moins de 3 % reconnaissent être pratiquants. Parmi les autres communautés religieuses, la plus forte minorité est l’islam.


Commentaire de Pierre :

Ce qui me réjouit c'est que des cathos ainsi que des musulmans se repentent et découvrent la Vérité biblique.
Jésus Christ est le seul SAUVEUR, il n'y en a pas d'autre !


 

mardi 4 juin 2019

Les enfants coupeurs de tête

Les enfants coupeurs de tête du califat

"Apprendre à décapiter c’est comme apprendre à hacher un oignon", témoigne un jeune syrien. Le groupe terroriste, qui s’est emparé de larges pans de la Syrie et de l’Irak, a supprimé le système éducatif laïc dans les territoires sous son contrôle,et pratique la maltraitance infantile à échelle industrielle.


Jomah, un adolescent Syrien de 17 ans qui a rejoint l’Etat islamique l’année dernière, raconte comment il était assis en cercle avec d’autres « élèves » pour un cours de décapitation, une discipline enseignée aux garçons dès l’âge de 8 ans.

Les « enseignants » ont amené trois soldats syriens terrorisés, qui ont été raillés et forcés à se mettre à genoux. « C’était comme apprendre à hacher un oignon", a avoué Jomah. Ils ont dit : "vous lui attrapez le front, puis vous tranchez lentement le cou."

Un enseignant a alors demandé des volontaires pour l’exercice en disant : « Ceux qui décapitent les infidèles recevront des cadeaux d'Allah", se souvient Jomah, qui ne veut pas que son nom complet soit révélé. Alors, les jeunes garçons ont levé la main et plusieurs ont été choisis pour faire l’exercice. Ensuite, les enseignants ont ordonné aux « élèves » de marcher autour des têtes coupées.

« J’étais devenu insensible à ce moment-là », a déclaré Jomah. "Les vidéos de décapitation qu’ils nous avaient montrées nous ont aidés à ça."

Voila ce qui est en train de se passer en Europe !

 




mardi 29 janvier 2019

Hitler le panthéiste


Richard Weikart
Recension par John Woodmorappe - Traduction, Fabrice Bect


L'auteur fournit une analyse rigoureuse de la compréhension qu'avait Hitler de "Dieu." Il examine également tous les arguments pour et contre les différentes idées sur les croyances religieuses de Hitler ou sur leur absence. Weikart met en garde, à juste titre, contre les déclarations isolées d’Hitler afin de tirer des conclusions sur ses convictions. Au lieu de cela, il faut regarder les thèmes principaux des déclarations d’Hitler et accorder plus de poids à ses propos privés qu'à ses commentaires publics.

Le Hitler public et le Hitler privé 

Ce que les politiciens disent, et ce qu'ils pensent réellement, sont souvent deux choses très différentes. Il n'est pas surprenant que Hitler, ayant à faire à une nation allemande encore largement chrétienne - ne serait-ce que culturellement - se soit également qualifié de chrétien. Pour la même raison, Hitler a périodiquement invoqué des thèmes chrétiens et s'est généralement abstenu de faire des déclarations sévères sur le christianisme. En outre, certains nazis, y compris Hitler, ont conservé leur appartenance à une église même s’ils n’y croyaient pas.

«L'auteur fournit une analyse rigoureuse de la compréhension qu'avait Hitler de "Dieu".
En privé, Hitler a souvent exprimé son hostilité envers le christianisme et l'église. Cependant, Weikart met en garde sur le fait qu'Hitler a souvent dit aux gens, de son entourage, ce qu'ils voulaient entendre. 

Hitler a déclaré à Christa Schroeder, sa secrétaire personnelle, que l'église était une institution obsolète et étouffante. Hitler a également déclaré à deux de ses proches et associés, Otto Strasser et Walter Schellenberg, qu'il ne croyait pas en Dieu. Il est difficile de comprendre pourquoi Hitler penserait que ces responsables "voulaient entendre" qu'il était quelqu'un qui rejetait l'église et un athée. En tout état de cause, l'exact opposé était le cas. Notez qu'Otto Strasser a rompu avec Hitler, déjà en 1930, parce que Strasser croyait que sans le christianisme, l'Europe était perdue et que Hitler était athée). Maintenant, si Hitler disait toujours à ses proches collaborateurs "ce qu'ils voulaient entendre," il aurait dit à Strasser qu'il était un chrétien dévot, et certainement pas qu'il était athée!

"Dieu" peut signifier beaucoup de choses différentes

De nos jours, en Occident, la plupart des gens sont bibliquement illettrés et ont différentes conceptions de "Dieu". Un athée peut même dire: "Je crois en Dieu, car Dieu est la plus grande invention de l'humanité." Cependant, cela n'a rien de nouveau. Même au 19e - et 20e siècle en Europe, il existait de nombreuses notions différentes de "Dieu", dont beaucoup étaient en contradiction avec les enseignements bibliques à Son sujet. Il y avait de nombreuses raisons pour cela. D'une part, en raison de la force résiduelle du théisme, ceux qui ont rejeté Dieu préféraient généralement le redéfinir plutôt que le désavouer ouvertement. 

Deuxièmement, le développement de la haute critique et du modernisme, tous deux lancés en Allemagne, a rendu assez facile la dé-littéralisation de Dieu et des éléments chrétiens. Par exemple, la "seconde venue du Christ" anticipée a été reformulée en tant que dévotion personnelle à Christ au moment de la mort. Cette dé-littéralisation et flexibilité forcée de Dieu et des éléments chrétiens ont, à leur tour, facilité la cooptation de ceux-ci, sous de nouveaux sens résolument non conventionnels, aux fins de ce qui est finalement devenu l'idéologie nazie.

Hormis les tentatives délibérées d'induire le peuple allemand en erreur, il est assez banal qu'Hitler ait parfois sombré par inadvertance dans la terminologie chrétienne, qu'il ait mélangé des mèmes chrétiens et nazis et qu'il ait parfois même semblé adhérer à des croyances chrétiennes. Après tout, Hitler avait eu une éducation catholique. Pour toutes les raisons qui précèdent, il n’est pas surprenant que les déclarations de Hitler à propos de Dieu semblent contradictoires. Sa réutilisation idiosyncratique de la terminologie théiste et chrétienne à ses propres fins est encore moins surprenante. Examinons certaines d'entre elles.

Qui (ou qu') était "Dieu" pour Hitler?

Hitler a fréquemment utilisé les mots "providence" et "tout-puissant", mais il faisait en réalité référence au destin. Telle était la conclusion des autres nazis Alfred Rosenberg et Hans Frank, pendus à Nuremberg. (Je me souviens que, lorsque j'ai lu Mein Kampf pour la première fois à l'adolescence, il y a quelques décennies, les fréquentes allusions de Hitler au destin m'avaient frappé.) 

Parfois, cependant, Hitler donnait l'impression qu'il croyait que l'histoire avait été prédéterminée. Cependant, cela n'implique pas le théisme, du moins pas nécessairement. En fait, il n’est pas rare que des personnes, surtout dans une situation désespérée, imaginent un résultat quelconque prédéterminé, impliquant Dieu ou pas, là où il n’y en a pas. Un exemple évident, concerne la réaction de Hitler à l'annonce de la mort du président américain Franklin D. Roosevelt en avril 1945. Hitler s'est leurré en concluant que "Dieu" était intervenu pour le compte de l'Allemagne nazie à la dernière minute, causant l'effondrement imminent de l'effort de guerre des Alliés, permettant ainsi à l'Allemagne de s'arracher la victoire à l'ennemi.

La plupart du temps, quand Hitler priait, il le faisait dans le sens où celui qui prie serait inspiré pour résoudre ses propres problèmes. (De nos jours, cela est souvent verbalisé comme "Aide-toi et le ciel t'aidera".) À d'autres moments, cependant, il semblait superficiellement qu'Hitler priait vraiment, un dieu personnel, pour la délivrance. 
Cependant, il n’est pas rare que même les athées fassent des prières à Dieu dans des situations difficiles, d'où le dicton "il n'y a pas d’athées dans les tranchées".
Incroyablement, certains commentateurs ont non seulement prétendu que Hitler était théiste, mais également qu'il était créationniste - tout cela parce qu'il faisait parfois référence à un créateur de l'univers. Une analyse minutieuse de l'utilisation de ce terme par Hitler élimine cette allégation idiote. 
Dans son infâme Mein Kampf, Hitler utilise "créateur" en référence à la nature. Cela est également conforme à sa déification de la nature dans de nombreux autres contextes. Ainsi, quand Hitler a dit que l'homme a été créé "à l'image du créateur", il voulait dire que l'homme a été créé à l'image de la nature déifiée.

Hitler n'était pas chrétien

Hitler disait parfois que Jésus était "son seigneur et son sauveur" et qu'il "se battait pour l'œuvre du seigneur." Dans le contexte, il est évident qu’Hitler faisait référence à la nature déifiée. Dans la pensée tordue d’Hitler, Jésus était le sauveur dans le sens où Il était venu pour sauver le monde des Juifs. Hitler pensait que Jésus-Christ avait tenu tête aux Juifs, à leur avarice et à leur matérialisme et, pour cette raison, les Juifs l'ont fait mettre à mort.

Hitler rejetait complètement le miraculeux. En outre, Hitler rejetait toutes les doctrines chrétiennes, y compris la résurrection de Jésus-Christ, et ne croyait pas une vie après la mort (sauf dans le sens redéfini de la persistance du Volk), même quelques semaines avant son suicide.
Le modèle de la pensée d'Hitler est indéniable. La plupart des historiens s'accordent pour dire qu'Hitler n'était pas chrétien au vrai sens du terme".

Hitler le panthéiste / Hitler l'athée

Les utilisations fréquentes par Hitler du terme "dieu" signifient qu'Hitler ne peut pas être considéré comme athée. Alors, quel terme décrit le mieux les croyances d'Hitler? Le terme qui définit le mieux Hitler est celui de panthéiste - une conclusion à laquelle sont parvenus également auparavant d'autres chercheurs.

Examinons cela de plus près. Le panthéiste croit que "tout est dieu." Maintenant, si tout est dieu, cela signifie que rien en particulier n'est dieu. Cela signifie aussi certainement qu’aucun Être Suprême personnel et transcendant n’existe. C'est ce qui définit l'athéisme. 

Les définitions modernes de l'athéisme ne font que renforcer ce point. Dans le passé, l'athéisme était généralement compris comme une décision consciente et délibérée de ne pas croire l'existence de Dieu. De nos jours, cependant, une simple absence de croyance en Dieu suffit pour faire de quelqu'un un athée (selon une définition intéressée qui supprime leur fardeau de la preuve). Sur cette base, il est dit que chaque enfant est né athée, et le reste jusqu'à ce qu'il ou elle soit endoctriné dans la croyance en Dieu. (En fait, les recherches montrent que la position par défaut des enfants est de considérer le monde comme le produit d'un dessein, et qu'un endoctrinement est nécessaire pour rejeter cela. Puisqu'Hitler ne croyait pas en un être suprême transcendant, personnel, il était, selon la nouvelle définition, un athée.

Hitler, l'occultisme et le néo-paganisme

Tout d’abord, il n'y a pas de contradiction entre être athée et être impliqué dans l'occultisme ou dans le néopaganisme. En fait, être athée ne signifie pas qu'on ne croit en rien. Cela signifie que l'on peut croire en n'importe quoi (sauf Dieu, bien sûr).

Les premiers mouvements racistes proto-nazis en Allemagne se croisaient avec le mysticisme et l'occultisme, mais n'étaient pas centrés sur eux. La même chose peut être dite d'Hitler. Il avait des livres sur l'occultisme dans sa bibliothèque, et au moins une fois a pratiqué la radiesthésie, mais il n'y a aucune preuve systématique qu'Hitler ait été profondément impliqué dans l'occultisme. Pour ce qui est des autres nazis de premier plan, Hess et Himmler ont montré un intérêt soutenu pour l'occultisme, tandis que Goebbels et Bormann désapprouvaient l'occultisme. Vers 1941, les nazis ont interdit de nombreuses manifestations publiques de l'occultisme, l'astrologie, le spiritisme, le théosophisme, et la parapsychologie inclus

En fait, l'interdiction par les nazis des pratiques occultes publiques ne signifie pas nécessairement que le nazisme était anti-occultisme. Les nazis se sont peut-être opposés à l'utilisation de l'occultisme par le public pour des raisons élitistes: ils voulaient monopoliser le pouvoir occulte et ne pas le partager avec les masses populaires. En outre, les autorités nazies craignaient peut-être qu'une utilisation publique généralisée de l'occultisme devienne une fin en soi, réduisant ainsi l'emprise de l'idéologie nazie sur l'esprit des masses. 

Les actions de Heinrich Himmler soutiennent le postulat selon lequel les nazis voulaient monopoliser l'occultisme, et non pas l'éliminer. 

L'un des aspects les plus étranges de cette campagne anti-occultisme est qu'elle a été dirigée par les forces de police de Himmler, en dépit de sa propre fascination pour l'occultisme. En effet, Himmler a libéré l'astrologue Wilhelm Wulff de sa garde à vue, sous la condition qu'il exerce son art occulte pour Himmler. Ainsi, il devint l'astrologue personnel de Himmler au moment même où d'autres astrologues étaient persécutés.

Encore une fois, il semble que le nazisme se soit croisé avec le néo-paganisme nordique, mais ne soit pas centré sur lui. Comme avec l'occultisme, il n'y avait pas de position nazie monolithique à ce sujet. Rosenberg et Himmler voulaient faire revivre les anciens dieux, rites et sanctuaires germaniques, contrairement à Hitler. Le côté rationaliste de Hitler est apparu au premier plan. Cela signifiait que la science moderne et la raison étaient ce qui devait animer le peuple allemand, et non un retour à des habitudes disparues. En outre, Hitler pensait que le nazisme devrait insister sur l'action et non sur la contemplation et le mysticisme.

Enfin, le néo-paganisme étant répugnant pour de nombreux allemands, Hitler avait la raison tactique suivante de se distancer du néo-paganisme: Il divisait inutilement le peuple allemand.